La religion des Vikings

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L’Islande a été le théâtre d’un drame qui met en lumière la transition des sociétés vikings loin des chefferies guerrières. Le christianisme est venu plus tard dans les sociétés vikings scandinaves que dans de nombreuses autres parties de l’Europe. Alors que les rois de France avaient accepté le christianisme au début du VIe siècle et les rois anglo-saxons d’Angleterre en grande partie au VIIe siècle, les missionnaires chrétiens n’apparurent dans le sud de la Scandinavie qu’au IXe siècle et y firent peu de progrès jusqu’à ce que Harald Bluetooth du Danemark accepte le baptême en 960 environ. Harald était devenu chrétien après une pièce typique du théâtre viking : un argument ivre autour de la table de festin pour savoir lequel était le plus puissant – Odin et Thor, ou le nouveau Dieu chrétien et son fils, Jésus.

L’Islande est restée résolument païenne, fidèle à des dieux anciens comme Odin, le Père tout puissant, un dieu borgne qui avait sacrifié l’autre œil en échange de la connaissance des runes, et Thor, le dieu-tonnerre avec son grand marteau Mjölnir, qui était aussi particulièrement populaire chez les guerriers.

L’Islande est devenue chrétienne pour éviter une guerre civile. Des factions païennes et chrétiennes concurrentes menaçaient de déchirer l’Althing et de dissoudre l’Islande en États séparés et hostiles sur le plan religieux. Lors de la réunion d’Althing en l’an 1000, les factions rivales ont fait appel au plus important officiel islandais, le législateur Thorgeir Thorkelsson. En tant que païen, on aurait pu s’attendre à ce qu’il favorise les anciens dieux, mais, après une journée entière passée à agoniser sur cette décision, il conclut que désormais tous les Islandais seraient chrétiens. Quelques exceptions ont été faites – par exemple, la consommation de viande de cheval, une friandise préférée qui était également associée aux sacrifices païens, devait être autorisée.

Origines

Les Vikings sont souvent dépeints simplement comme des guerriers unidimensionnels dont les réalisations se limitent au pillage et aux raids. Mais, comme l’explique Philip Parker, ce n’était pas toute l’étendue du monde viking….

bracelet viking

En 793, la terreur descend sur la côte de Northumbria alors que des raiders armés attaquent le monastère sans défense de St Cuthbert sur Lindi

sfarne. Les moines terrifiés regardaient impuissants les envahisseurs s’enfuir avec une cargaison de trésors et une poignée de captifs. Il s’agit du premier raid enregistré par les Vikings, des pirates marins scandinaves qui s’attaquèrent aux communautés côtières du nord-ouest de l’Europe pendant plus de deux siècles et se firent une réputation de guerriers féroces et impitoyables.

Cette image a été magnifiée par ceux qui ont écrit sur les attaques vikings – en d’autres termes, leurs victimes. L’ecclésiastique anglo-saxon Alcuin d’York écrivit de façon dramatique sur le raid de Lindisfarne que « l’église était éclaboussée du sang des prêtres de Dieu, dépouillée de tous ses ornements… donnés en proie aux peuples païens » et les auteurs et chroniqueurs (principalement chrétiens) ultérieurs ne perdirent guère d’opportunités pour diaboliser les Vikings (principalement païens).

Pourtant, bien qu’ils aient indéniablement mené des attaques très destructrices et violentes, allant de raids à petite échelle contre des églises à de grandes campagnes impliquant des milliers de guerriers, les Vikings faisaient partie d’une culture scandinave complexe et souvent sophistiquée. En plus d’être des voleurs, ils étaient des commerçants, atteignant jusqu’aux fleuves de Russie et de la mer Caspienne à l’est ; des explorateurs, envoyant des navires de l’autre côté de l’Atlantique pour débarquer sur la côte nord-américaine cinq siècles avant Christophe Colomb ; des poètes, composant vers et sagas en prose de grande puissance et des artistes, créant des œuvres d’une beauté étonnante.

 

 

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